7 traitements naturels qui aident à soigner l’eczéma

7 traitements naturels qui aident à soigner l’eczéma

15 octobre 2026 · Natalia Kirsten

Quand les démangeaisons intenses reviennent, on ouvre le placard : un sachet d’avoine, un pot d’huile de coco, un peu de miel. Vous vous reconnaissez ? Après des mois de crèmes prescrites et de plaques qui reviennent, je comprends l’envie d’un soin qui paraît plus doux.

Le problème, c’est que la peau eczémateuse a déjà une barrière abîmée. Naturel ne veut pas dire neutre : un ingrédient d’origine végétale peut l’irriter davantage.

En bref : les soins naturels et l’eczéma

  • Sur une barrière cutanée fragilisée, un ingrédient naturel peut irriter ou provoquer une allergie.
  • L’avoine colloïdale et les sels de la mer Morte ont les données les plus solides, sur de petits essais.
  • L’huile de coco vierge et le beurre de karité peuvent adoucir la peau, avec peu d’études.
  • Les huiles de bourrache et d’onagre prises par voie orale n’ont pas fait mieux qu’un placebo dans une revue Cochrane.
  • Le miel de Manuka repose sur une seule étude pilote de 16 personnes.
  • Pendant une poussée, le dermocorticoïde prescrit reste souvent nécessaire : aucun soin naturel ne le remplace.

Un soin naturel est-il forcément doux pour une peau eczémateuse ?

Non. Sur une peau eczémateuse, le principe est de préserver au maximum la barrière cutanée avec des soins neutres, c’est-à-dire simples, sans parfum ni actif irritant.

Définition : la barrière cutanée

C’est la couche la plus externe de la peau. Elle retient l’eau à l’intérieur et bloque les irritants à l’extérieur. Quand elle est abîmée, la peau perd de l’eau, tiraille et réagit plus vite à tout ce qu’on lui applique.

Une plante contient des dizaines de molécules, et l’on ne sait pas toujours laquelle fait réagir. Dans une analyse de soins hydratants très vendus, les huiles essentielles de lavande et d’arbre à thé figuraient parmi les allergènes potentiels relevés. Mon confrère Jonathan Silverberg (Northwestern University, Chicago) l’explique ainsi : « avec une exposition suffisante et une prédisposition sous-jacente, les patients peuvent développer des allergies à bon nombre de ces produits de soin ». Sur une barrière déjà abîmée, je partage cette prudence.

En consultation, je vois souvent des peaux qui ont reçu beaucoup de produits, chacun avec sa promesse. Moins il y en a, mieux la peau s’en sort.

Bon à savoir

Pendant une poussée, un dermocorticoïde prescrit par votre médecin reste souvent nécessaire pour calmer l’inflammation. Il s’applique jusqu’à la disparition des lésions, en général 1 à 3 semaines, puis il s’arrête. Ses effets indésirables (peau plus fine, vergetures) n’apparaissent qu’après un usage trop intense et prolongé. En savoir plus sur la crème à la cortisone.

Avoine colloïdale et sels de la mer Morte : que valent-ils vraiment ?

Ce sont les deux ingrédients naturels les mieux étudiés, avec des données réelles mais modestes.

L’avoine colloïdale est de l’avoine finement moulue, standardisée pour les soins. Une méta-analyse de 2026 conclut qu’elle améliore l’hydratation et la barrière cutanée dans la dermatite atopique, avec une bonne tolérance. Nuance : seuls deux essais randomisés, soit 139 participants, ont pu être regroupés. Je la vois comme un appoint dans un soin ou dans un bain, à côté du suivi médical. Attention toutefois en cas d’allergie à l’avoine.

Les sels de la mer Morte, riches en magnésium, ont été testés dans un essai de 2005 : des volontaires à la peau sèche atopique ont plongé un avant-bras 15 minutes dans une solution à 5 %, l’autre dans l’eau du robinet. La peau trempée dans les sels était mieux hydratée et moins inflammatoire. Le sel a toutefois un défaut : un bain salé peut provoquer des picotements sur une peau ouverte ou très enflammée.

Huile de coco et beurre de karité : bonne idée sur une peau fragilisée ?

Ils peuvent adoucir une peau sèche, mais les données sont minces, et une crème très grasse ne suffit pas à reconstruire la barrière.

Chez 117 enfants atteints d’eczéma léger à modéré, l’huile de coco vierge a fait baisser le score de sévérité SCORAD de 68,23 % en 8 semaines, contre 38,13 % avec l’huile minérale, dans un essai randomisé en double aveugle. Chez l’adulte, un petit essai de 52 personnes l’a comparée à l’huile d’olive vierge pendant 4 semaines, avec une baisse de Staphylococcus aureus plus marquée sous coco. Les recommandations françaises listent pourtant d’abord des émollients simples : glycérol, vaseline, paraffine. Pour ma part, je préfère une huile de pharmacie, sans parfum et conçue pour les peaux atopiques, à une huile achetée au rayon cuisine : sa qualité est contrôlée. Lire l’article sur l’huile pour l’eczéma.

Le beurre de karité est moins documenté. Un rapport de 2009 ne portait que sur un adolescent, et un cas d’allergie de contact au karité (aux lèvres) a été rapporté.

Bourrache, onagre, miel de Manuka : que disent les études ?

Pour les huiles de bourrache et d’onagre prises par voie orale, la réponse est nette : aucun bénéfice démontré. Pour le miel de Manuka, les données sont trop minces.

Une revue Cochrane a regroupé 27 essais et 1 596 participants : ces huiles n’ont pas fait mieux qu’un placebo sur l’eczéma. La vérité ? Leur réputation reposait sur leur teneur en acide gamma-linolénique, un acide gras, pas sur des résultats cliniques.

Le miel de Manuka a été testé dans une étude pilote ouverte auprès de 16 volontaires : appliqué la nuit pendant une semaine sur une lésion, l’autre lésion servant de témoin. La lésion traitée s’est mieux améliorée, mais deux participants se sont retirés à cause d’une aggravation de leurs symptômes. Tant que des essais contrôlés ne l’auront pas confirmé, je reste prudente.

Pourquoi le microbiome change la façon de choisir un soin

Parce que sur une peau eczémateuse, l’équilibre des bactéries est perturbé : le staphylocoque doré, Staphylococcus aureus, y prend beaucoup de place.

Le microbiome cutané est l’ensemble des micro-organismes qui vivent à la surface de la peau. Sa diversité empêche les bactéries indésirables de s’installer. Dans la dermatite atopique, cette diversité baisse, et S. aureus est retrouvé chez environ 70 % des patients sur les zones avec plaques et chez 39 % sur la peau sans plaques. L’objectif est de rétablir l’équilibre de la manière la plus douce possible, sans stériliser la peau.

C’est le point de départ de WundrME™, la crème que j’ai développée pendant cinq ans. Sa technologie QT ShieldMe™ repose sur des paraprobiotiques : des bactéries inactivées, à la structure préservée, qui ne colonisent pas la peau et ne perturbent pas votre microbiome sain. Un brevet délivré protège cette technologie, et deux autres demandes de brevet sont en cours. Avec elle, on mesure 99,99 % de réduction de l’adhésion de Staphylococcus aureus en 24 h, in vitro. Je vous explique comment agit cette crème pour l’eczéma dans un article dédié.

La formule compte 5 actifs, dont des céramides biomimétiques pour la barrière cutanée et de l’acide lactique pour le pH. Elle est sans huile essentielle, sans alcool et sans cortisone. La crème WundrME™ s’applique matin et soir, en complément de votre prise en charge habituelle : comptez 3 à 4 semaines d’utilisation régulière avant d’évaluer. Un apaisement est rapporté dès les premiers jours d’utilisation régulière, avec une sensation de démangeaison et des rougeurs visibles qui diminuent.

Que faire maintenant, et quand consulter ?

Gardez une routine simple : un nettoyant sans savon, un émollient neutre chaque jour et un seul nouveau produit à la fois.

Conseil : avant d’essayer un soin naturel

  • Testez-le sur une petite zone, quelques jours, avant de l’étendre.
  • Sur une lésion ouverte ou qui suinte, demandez d’abord conseil à votre médecin.
  • S’il fait brûler, démanger ou rougir, arrêtez-le.
  • Pour un bébé ou un enfant, l’avis du pédiatre passe avant tout essai.

Consultez un médecin ou un dermatologue si les démangeaisons intenses perturbent votre sommeil, si les plaques s’étendent ou suintent, ou si elles se couvrent de croûtes jaunâtres, signe possible d’un impétigo, une surinfection. Les formes sévères relèvent de traitements ciblés prescrits par un spécialiste, comme les biothérapies.

Sources

Crème WundrME™ Microbiome Repair
Notre solution
Crème WundrME™ Microbiome Repair

WundrME™ est la première crème du genre à utiliser la technologie paraprobiotique QT ShieldMe™. Développée pendant 5 ans par la Dr Natalia Kirsten, dermatologue et scientifique, elle soutient l'équilibre du...